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Toulouse, 8 novembre. | L'Agence des Copains
Arrestation.

Toulouse, 8 novembre.

La Brigade des Clowns. Sur la place, ils sont le centre d’attention.

Le rassemblement interdit commence dans le calme. Au bout d’un moment, le cortège remonte de la Place Jean Jaurès vers la médiathèque.

Les premiers affrontements commencent sur les allées Jean Jaurès. Le cortège est pris en tenaille. Une bagnole flambe. Un punk se fait arrêter. Un chien cherche son maître.

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La lacrymo. Ça a l’air de rien, comme ça, juste un nuage blanc, c’est presque joli.

Certains préfèrent rester pacifiques face aux flics.

Aux pieds des flics, ça écrit des mots, ça dessine des arbres.

Aux pieds des flics, ça écrit des mots, ça dessine des arbres.

Le gardien d’une résidence ouvre une porte, pour permettre à ceux qui le veulent de s’échapper des affrontements. On s’engouffre le long des couloirs. Au bout, la police.

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Peu avant la tombée de la nuit, flics et manifestants se sont déplacés sur le boulevard de Strasbourg. Ils y resteront longtemps.

Arrestation.

Un type s’est pris un coup de matraque télescopique :

Avec d’autres photographes, je suis une brigade qui s’avancent vers Arnaud Bernard, à la recherche de « casseurs ». Au bout d’un moment, ils nous empêcheront de les suivre. Face à deux flics, bonbonne de gaz-poivre à la main, nous obtempérons.

Je fais demi-tour, je retourne sur le boulevard, où tout est déjà presque rentré dans l’ordre (mis à part les quelques gendarmes restants). Je vais place du capitole, où se tient un sitting devant une ligne de CRS. Je franchis le barrage jusqu’à l’autre bout de la place, là il y une brigade de la BAC (ils sont environ une quinzaine).
Ce n’est qu’au bout de quelques minutes que je remarque le mec allongé, inerte, au milieu des flics. Je m’approche pour prendre des photos. Un jeune brigadier, le visage masqué me lance : « C’est ça, prenez des photos, c’est mieux que l’aider, hein ? ». Je reste sur le cul. Qu’est ce que tu veux que je fasse ? que je m’incruste au milieu de tes collègues ? Tu serais prêt à me laisser passer ?
Cynique, je lui réponds que je suis pas médecin. L’un de ses petits camarades arrive, se colle à côté de lui, pile-poil devant mon objectif. Il fait : « Tu veux prendre une photo souvenir de moi et mon pote, c’est ça ? ». Je réponds pas, je m’agenouille pour prendre mes photos. Un couple arrive derrière moi. « Vous êtes journaliste ? ». J’ai dit oui, j’ai menti. J’avais pas tellement envie que les brigadiers sachent que je n’ai pas de carte de presse. Enervé, le jeune brigadier me demande « Pourquoi vous prenez ça en photo, hein ? ». Déjà il me vouvoie, c’est cool. Il me prend pour un vrai journaliste. Je lui explique que je prends des photos de tout ce qui se passe. Le ton plein de colère, il me répond « Ouais, c’est ça, c’est bien… ». Je sens qu’il a très envie de m’en coller une. Les pompiers arrivent, s’occupent du type qui ne bouge plus. Un policier quarantenaire rondouillard (peut-être un gradé) vient se planter devant moi et m’annonce très poliment (je le souligne) que les pompiers ne veulent pas de photos. Puis m’indique que l’homme à été blessé d’un coup de bouteille, lors d’une rixe en marge de la manifestation. Je range mon appareil.

Comment ( 1 )

  1. / Replypartoutzad
    A reblogué ceci sur L'agence des copainset a ajouté: Couverture de la manifestation du 8 novembre, à Toulouse, par B. Hakenholz.

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