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La vida en el campo. | L'Agence des Copains

La vida en el campo.

Il y a quelques semaines, dans le but d’occuper mes mains, mon esprit, et d’apprendre à travailler avec ces derniers, je m’inscris sur WWOOF españa.


“L’idée de WWOOF est de mettre en relation des personnes désireuses de découvrir et de participer au monde agricole biologique et écologique avec des fermiers, des professionnels de cet univers.” (source wwoof.fr)

Quelques jours plus tard, par le biais du portail internet qui met en relation “wwoofeurs” et agriculteurs, je discute par mail avec un certain Pablo, ce dernier a, avec sa femme, une ferme et tous deux sont gestionnaires d’un hôtel rural près de Llucena del cid à une cinquantaine de kilomètres de Castellò, ville côtière et industrielle située dans la communauté Valencienne.

Après quelques échanges par mail, Plablo m’explique que, vivant dans la montagne à 1000 mètres d’altitude, il n’y a actuellement pas de travaux concernant l’agriculture directement, mais que je pourrais cependant travailler sur une construction de leur « écohabitat ».
Alors me voilà lancé, après la cueillette des châtaignes, la visite des amis, je prend la route pour un lieu dont je ne connais rien, vivre chez des gens avec qui je n’ai pas eu plus de quatre échanges par mail, et pour y faire un travail encore inconnu !

Je pars, dans l’après-midi du jeudi afin d’arriver le lendemain. Sur ma route, je peux profiter du paysage español, je longe la côte, celle-ci me paraissant triste, jonchée de villes touristiques, d’industries, et de plages ne ressemblant que très peu à celles qu’on peut voir sur les panneaux publicitaires français.

J’arrive presque à Mas de la Madalena, je vide mon réservoir d’essence sur les cinquante kilomètres de montée qui m’emmèneront à destination.
Me voilà au bout du chemin de terre, je suis reçu par Béatrice, que j’appellerai très rapidement « Béa » ! Après une grande accolade pour me dire bonjour et bienvenue, cette dernière me présente tout de suite ma chambre, j’entre dans une maison et voilà ma chambre ! Un petit appartement, avec un salon, une chambre, une cheminée, et toutes les commodités ! Je suis agréablement surpris !

J’apprends au même moment que je vais partager cette maison avec un ou une autre « WWOOFeur(se) » au nom d’Elmar. Je ne comprends pas très bien si c’est un homme ou une femme. Je me rends compte que mon español va devoir s’améliorer très vite si je veux pouvoir comprendre et participer aux conversations.

Après avoir donné la nourriture aux chevaux, je fais très vite la connaissance de Pablo, le mari de Bea, ainsi que du fameux Elmar, un jeune homme suisse ici depuis une semaine par le biais du WWOOFing, lui aussi. Je rencontre aussi Elena, la sœur de Béa, qui est ici pour aider dans le travail à l’hôtel. Tous m’accueillent avec beaucoup d’affection!

Une chance pour moi, Pablo a étudié le français ! Et Elmar le parle très bien aussi. Je suis un peu rassuré quant à mes soucis linguistiques !

« Vamos a comer » dit Pablo.

Ayant déjà mangé (il faut savoir qu’il est 15 heures), je les accompagne cependant. Mon assiette se remplit très vite, je dois goûter un peu de tout, et les coups de cuillère continuent quand même après mes « esta bien, esta bien…« 

Je goûte, j’apporte mes confitures de châtaigne, mon jus de pomme. L’échange commence.
Première rencontre avec l’hospitalité españole…

La journée passe, agrémentée de discussions sur la vie française/españole.

Comprenant très mal la langue de mes hôtes et ne sachant utiliser l’español que pour quelques commodités, je me trouve très vite une place d’“observateur”.

Il est 23 heures, je vais me coucher.

Je me sens bien ici, tout le monde est très agréable, il semble qu’une atmosphère très positive vole au-dessus de ce « Mas de Mandalena »…

Je m’endors avec des mots españols résonnant dans ma tête et un sentiment d’être à ma place… difficile à comprendre et à expliquer à ce stade de “l aventure”.

Le samedi matin, je me rends au mas pour prendre le petit déjeuner. Pablo est déjà en cuisine, il me sort une grande quantité de nourriture afin que je déjeune à ma faim. Après avoir déjeûné copieusement, il m’emmène voir les animaux. Je fais la visite du domaine. Je rencontre les poules, les oies, les paons et d’autres oiseaux aux couleurs psychédéliques dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Je rencontre aussi les 3 chevaux, l’âne, les chèvres et moutons, sans compter les chiens et chats qui circulent librement autour de la maison.

Bea m’expliquera plus tard qu’ils ont une association de récupération des animaux mal traités, vieux ou n’ayant d’autre endroit pour s’épanouir. Ces derniers, de toutes races, pourront vivre ici de manière libre et ne manquer de rien.

Très rapidement je me rends compte de la générosité de mes hôtes. Amoureux des animaux, de la terre et des rapports entre êtres humains de tous horizons. Je leur ai envoyé quelques mails et ceux là me donnent déjà tout ce dont j’ai besoin, nourriture, logis et jovialité en échange d’un travail que je n’ai pas encore commencé. Je fais de nouveau la rencontre avec des personnes souhaitant partager leur vie emplie de bonne humeur, d’échange constant et de générosité !

Mon premier travail sera, pour ce matin, de refaire la barrière des chevaux. Ici on fait avec ce qu’on a, Pablo me dit : « Pour nous, acheter, c’est la dernière option ».
Très bien, je vais chercher clous, planches de bois, et je continue le travail d’Elmar. Pablo m’aide.

Cependant, après quelques minutes de travail et la première planche clouée, ça ne va pas, ce que nous faisons est un peu bancal et très peu esthétique. Pablo va chercher Béa pour lui demander ce qu’elle en pense. Après quinze minutes à l’attendre, je vais à la maison voir ce qu’il se passe. Pablo est avec des clients, il m’explique qu’il va partir en cuisine pour préparer le déjeuner et me dit aussi que ce week-end sera pour eux rempli de travail à l’hôtel et qu’ils ne pourront nous accorder que très peu de temps.

Je lui propose alors mon aide en cuisine, il ne peut pas refuser !
Nous cuisinons toute la journée, finissant les plats des clients et goûtant les prochains. Nous parlons de tout et de rien. Nous discuterons beaucoup du système qui nous entoure, de la politique españole, qui pour lui est complètement corrompue de l’intérieur.

Après ma première journée, je fais le bilan.

J’ai fait la rencontre de personnes ayant quitté la ville pour mener une vie plus « normale » comme me dit Béa. Une famille consciente des problèmes sociétaux et politiques au sein de son pays, et qui a pris la décision de changer le monde en changeant le leur pour commencer. Un couple pour qui le partage et la générosité sont des religions qui se vivent en chaque instant que la vie leur apporte. En toute simplicité et dans la plus grande noblesse, Pablo et Béa on l’air de mener une vie extraordinaire, je ne sais pas encore très bien pourquoi, mais je vais le découvrir plus tard.

Le week-end étant passé rapidement et la plupart du temps dans la cuisine, nous pouvons enfin nous attaquer, Elmar et moi, au chantier qui nous a amenés ici.

Lundi matin, Béa nous emmène sur le lieu de la construction de leur maison, après quelques minutes de marche sur un chemin de terre,-sur lequel nous trouverons les chevaux vacant à leurs occupations-, nous arrivons sur le lieu de la construction. Je reste immobile quelques secondes. Le spectacle que nous offre la nature est grandiose. Nous somme face à un cirque naturel, au loin les montagnes, et à l’horizon la mer, à plus de 30 kilomètres. Au milieu de tout ça, j’aperçois une petite maison de pierre, derrière laquelle se trouvent des montagnes de terre et de pierres.
Nous nous approchons lentement du chantier. Aujourd’hui, Carlo est venu avec sa pelle mécanique. Un peu de confort et de facilité pour nous autres.
Béa m’expliquera plus tard qu’elle souhaite voir cette maquina le moins possible.
Je lui demande pourquoi. Elle me répond qu’elle fait trop de bruit, « elle est violente » me dit elle et que cette maison doit être construite de manière artisanale au maximum. Je comprends que la récompense d’avoir une maison faite de toutes mains est bien plus riche que si elle était faite de manière contemporaine. J’essaye cependant de lui expliquer que je pense qu’il est important d’utiliser la technologie à bon escient. Elle est d’accord. Je vois toutefois l’incrédulité dans son regard…
la conversation ne dure pas plus, pour cause de difficultés à se faire comprendre. Mais avec Béa, la communication va au-delà des mots. Cette femme dégage une énergie qui ne peut être expliquée.

Nous passerons la journée a retirer des pierres d’un grand tas de terre, accompagnés d’amis et d’enfants qui jouerons autour de nous.

Qu’il est bon de se sentir utile ! Qu’il est bon de mettre les mains dans la terre ! Qu’il est bon de faire des choses simples…

Ici, pas de policier qui nous tire dessus, pas de sensation d’un état qui nous opprime mais j’ai pourtant le sentiment de me battre contre celui-ci. J’ai le sentiment de mener le même combat que ces gens qui se retrouvent face à des escadrons d’hommes armés, sous les ordres d’un gouvernement. Il est vrai que je prends moins de risques, que la manière est très différente; pourtant, ici aussi, nous nous réapproprions la terre et nous luttons nous aussi contre un système qui a perdu toute conscience de ce qu’était réellement l’écologie, au-delà de lois, de partis politiques, de ministères et autres projets de « transition énergétique »…

Dans la soirée, nous nous retrouverons autour d’un repas et discuterons de cette « écologie gouvernementale ».
Quand Elmar demandera pourquoi il n’utilise pas de panneaux solaires, Pablo répondra que c’est en projet mais nous expliquera aussi qu’en Espagne, le gouvernement a imposé une taxe sur les énergies vertes. En effet, après m’être renseigné, j’apprends que le gouvernement de Mariano Rajoy, a instauré un « prélèvement de soutien » de 6 cents d’euro par kilowattheure sur l’énergie solaire, dans le but de régler la dette de l’Espagne de 26 milliards d’euros à l’égard des producteurs d’énergie et il en va de même pour l’énergie éolienne. Alors ça y est, un gouvernement a mis une valeur pécuniaire sur le soleil et le vent. L’Espagne importe 80% de ses besoins en énergie, et pour combler ces dettes, elle taxe les producteurs d’énergie verte. Ça me semble incroyable, mais je ne pense pas être au bout de mes surprises dans ce monde à cent à l’heure, ou les injustice et les « plans énergétiques » incohérents poussent plus vite que des tomates.

Je ne pourrai témoigner de ce qui se passe ici sans parler de notre « chef de chantier » : Pepe.

Pepe est un homme sans âge, sans dents non plus.

Ce dernier travaille sur la maison depuis plusieurs semaines : c’est lui qui bâtit les murs, les escaliers etc… Sans son expérience le chantier n’aurait pas la même allure !
Pepe fait chaque jour preuve d’une force et d’une énergie incroyables. Il porte des pierres que nous-mêmes, jeunes hommes en pleine forme, pourrions à peine soulever. Il nous indique chaque matin la nouvelle tâche à exécuter pour la journée. Nous somme les « manœuvres » et lui le “maçon”.

Son travail avance à une vitesse surprenante.

Un jour, durant notre travail pénible, qui consistait à rendre le sol « à niveau », Pepe vient nous voir et nous demande:

Pourquoi travaillez vous ici gratuitement ?

J’attendais cette question avec beaucoup d’impatience, me l’étant moi-même posée de nombreuses fois.

C’est vrai, pourquoi travaillons nous ici « gratuitement » ?

Premièrement, nous précisons à Pepe que le travail est loin d’être sans salaire, même si, effectivement, il ne se compte pas en billets. Pour notre travail nous recevons de la nourriture et un logis, en somme, plus que convenable. Surtout, nous recevons un salaire inestimable.

Ce salaire inestimable se traduit par beaucoup de choses. Ici, nous recevons un apprentissage d’une grande valeur, quant au travail de la terre et de la construction traditionnelle et artisanale. Ici nous sommes témoins de ce qu’est réellement le partage, la réappropriation de la terre et des biens communs. Pepe comprendra très bien les raisons de notre présence et ira jusqu’à les approuver !

Si j’ai bien compris ce qu’il a dit : « C’est en faisant qu’on apprend”.

Il est clair que ce n’est pas au lycée que j’aurais pu apprendre à travailler de cette manière. Étant pourtant diplômé d’un baccalauréat « Aménagement et finitions du bâtiment », ce qui consiste à « embellir » une habitation avant qu’elle ne soit complètement terminée, on ne m’a jamais appris à travailler de manière artisanale, à ne pas être dans le consumérisme abusif et surtout, on ne m’a jamais appris à me protéger face aux produits chimiques que l’on utilisait quotidiennement. L’on ne m’a jamais appris à utiliser tel ou tel produit pour ses méfaits ou bienfaits pour la planète. Aucune conscience écologique de la part de l’enseignement public dans ce genre de formation. J’étais pourtant destiné à faire ce métier toute ma vie peut-être. Alors quoi ? J’aurais fini ma carrière avec des problèmes de santé liés à l’utilisation de produits chimiques ou liés à une pratique professionnelle fatigante et usante pour le corps ?

Je ne sais pas et je préfère ne pas savoir.

Une chose est sure : si ce soir j’ai mal au dos, je sais pourquoi !

Mon espagnol s’améliore chaque jour qui passe, je comprend désormais un peu mieux les conversations et il me faudra peu de temps pour me rendre compte que le nom de “Franco” revient souvent au sein des sujets discutés. Je me rends compte qu’il reste en Espagne un sujet tabou…

De ce que je comprends, le débat n’a jamais vraiment été ouvert. La souffrance de certains et la satisfaction d’autres perdure encore aujourd’hui. Je réalise la nécessité pour beaucoup de personnes d’ouvrir un débat public tel les “Commissions de vérité et de réconciliation » que l’on a pu voir en Afrique du sud et bien d’autres pays ayant subi dictatures et autres formes de répression politique…

Hier soir, Pablo, qui suit la politique de plus ou moins loin, m’informe d’un nouveau cas de corruption au sein du parti au pouvoir en Espagne, à savoir le Parti Populaire. Ici, c’est chaque jour un nouveau cas de corruption aux informations. Particulièrement au sein du Parti Populaire, une question me vient alors : quelle est la volonté des médias dans ce relais d’informations?

Pablo m’expliquera qu’après s’être renseigné, ce sont presque tous les politiques espagnols qui se sont retrouvés un jour face un fiasco de ce type. Cependant, les informations relayées par les médias dominants ne concernent pratiquement que le Parti Populaire. Ceci soulève en moi des questionnements, mais ces interrogations devraient faire l’objet d’une étude plus approfondie…

Aujourd’hui les médias mettent au jour un nouveau scandale : les parlementaires espagnols peuvent voyager en avion, où ils veulent, en première classe, tous frais payés. Un scandale qui éclate en pleine crise économique alors que bien entendu, ces mêmes personnes demandent au peuple qu’ils gouvernent de travailler plus dur et d’encourager l’économie du pays…

Ce n’est pas la seule chose, j’apprendrai aussi un peu plus tard que le gouvernement a le désir d’interdire le site de covoiturage européen « Blablacar.com ».

Quelle ironie. Des politiques, aux moyens plus qu’aisés, ayant le privilège scandaleux de voyager gratuitement, utilisant qui plus est, un moyen de transport polluant qui est l’avion, ont la volonté d’interdire une facilité de transport à un peuple en difficulté économique.
Je suis scandalisé et je vois que nous autres français, n’avons pas grand chose à envier à la politique de ce pays…

Ce dernier week-end, nous avons participé à une Feria, un marché, qui se déroulait tout le week-end dans le village. Tout type de marchandise s’y vendait. Des personnes qui vendent des vêtements fabriqués en Chine en passant par d’autres qui vendent des jouets de corrida destinés aux enfants et bien sûr d’autres comme nous, qui vendons des produits artisanaux, type bijoux, vêtements fabriqués main, plantes aromatiques et médicinales.

Nous représentions “Arcadia” l’association de Béa et Pablo.

Pour cette Feria, nous avons, durant la semaine, fabriqué des bijoux avec les plumes des animaux de la ferme, peint des petites chaussures pour les enfants et une amie nous a donné des vêtements peints à la main pour que nous puissions les vendre aussi.

Durant un de nos ateliers de fabrication, nous discutions Béa et moi des produits, et de la difficulté d’estimer leur valeur. Je lui ai alors parlé du concept de “Prix libre”, pratique de vente alternative, assez démocratisée en France. En Espagne, cette pratique est très rare, quasi inexistante. Nous parlons, nous parlons et Béa me dit : “Bon, ok, ce week-end, tout ce que nous vendrons pour l’association sera à prix libre.”
Génial, j’ai le sentiment une fois de plus d’apporter ma pierre a l’édifice. Les échanges de pratiques et de savoirs fonctionnent alors réellement !

Ce fût génial ! Il a néanmoins fallu expliquer à chaque personne le concept de “prix libre”, la volonté de donner au produit la valeur qu’on lui souhaite et non pas celle que le prix lui attribut !

Nous nous sommes beaucoup amusés à observer la réaction des gens. Entre ceux qui réagissent agréablement et ceux chez qui se produit un “coupe-circuit” dans les esprits :

“Alors, combien pour ce pendentif?”

“Le prix est libre, tu lui attribue la valeur que tu souhaites et qui te semble juste”.
“QUOI? hors de question! je ne peux pas! C’est à toi de me dire combien il vaut! pas à moi!…”

Eh oui madame, il faut enfin prendre ses responsabilités, faire preuve de justesse!
N’est-il pas bon de se sentir libre? Je crois que c’est très difficile pour certaines personnes qui ont toujours dû se plier aux règles que leur impose la société…
C’est certain que nous étions les premiers à Llucena et ses alentours à proposer ce genre de marché alternatif.

Ainsi, je pense que nous avons planté de petites graines dans l’esprit des gens et, je l’espère, celles-ci vont grandir en eux afin qu’ils puissent un jour comprendre comment d’autres modes de vie, de pensées, de consommation et de partage sont possibles et envisageables !

Nous avons pu avoir la joie de devenir semenciers, et, financièrement parlant : ça fonctionne! Pour quelques pendentifs et quelques robes, nous avons fait une recette de plus de 250 €, alors que nous avions eu l’impression de ne vendre qu’une dizaine de produits…

Voilà un peu plus de deux semaines que je suis ici. J’ai l’impression de faire partie de la famille. La vie de Pablo et Béa est organisée de façon à partager le plus possible la leur avec les personnes qui les entourent.

Un peu plus de deux semaines que je suis ici, et j’ai peine à me dire que je pars dans quelques jours.

Par dessus toutes les méthodes écologiques, pour cultiver et construire que j’ai pu apprendre ici, par dessus tous les enseignements que la façon de vivre de ce couple a pu m’apporter, je crois que ce qui fera de nous des hommes et des femmes plus heureux et responsables est l’amour de l’autre et le partage. J’ai découvert ici ce que signifiait aimer et aider son prochain. J’ai découvert ici ce que signifiait partager.

Il y a quelques jours, j’arrivais pour un endroit que je connaissais pas, habiter chez des gens que je n’avais jamais rencontrés et faire un travail dont je n’avais pas la moindre idée.
Dans quelques jours, je vais quitter un endroit dont je suis amoureux, des gens qui vont me manquer énormément, et un travail qui m’a apporté bien plus que je n’aurais pu imaginer…

Alors c’est confirmé : j’ai foi en l’être humain ! Nous sommes capables de grandes choses à condition d’accepter que cette terre ne nous appartient pas mais qu’il est de notre devoir de la cultiver, de la respecter et de l’entretenir au mieux. Nous devons apprendre à vivre ensemble, dans la joie, l’amour, la générosité et le respect de l’autre.

J’ai maintenant la certitude que c’est possible.

www.masdemadalena.com
www.asociacionarcadia.es

C. Batagne pour l’Agence des Copains

Comment ( 1 )

  1. / ReplyCedric Batagne
    Tous les jours on se réafirme que le respect et l'amour vers tout ce qui nous entoure, de ce qu'on fait partie, c'est la base pour pouvoir ëtre heureux et pour vivre en paix.Et cette façon de penser n'est pas compléte si on le partage pas. Bea et Pablo Arcadia, décembre 2014

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